La fleur du camp

Nouvelle de Nidal Hamad (Palestine/Norvège)
Traduite de l’Arabe par Saïd M. Jendoubi (Tunisie/France)



Tout a changé. Même les poules de la tante Om Adham ne sont pas sorties de derrière les fils barbelés à la recherche, à travers les ruelles du quartier, des restes de nourriture. Les chiens, non plus, ne se sont pas montrés dans les passes ni sur les frontières de la faim. Seul le pain nu était à la recherche du fourneau de la vie. Le ciel d’aujourd’hui ne s’est pas montré avec les couleurs d’hier… On dirait que celui qui le maintient vers le haut l’empêche de tomber sur ceux d’en bas… comme s’il le voulait aujourd’hui dépourvu de sa joie. Comme si l’angoisse du devenir devenait la préoccupation essentielle des gens, après que le ciel s’est débarrassé de ses nuées. Après que la nourriture est devenue si précieuse aussi bien à l’Homme qu’à l’animal.

Une anxiété règne sur ce lieu qui ne suscite qu’indifférence… une désolation patente se dessine sur les visages, dans ces faubourgs des ventres vides et des esprits prometteurs. Leurs discussions dénotent une certaine peur, en dépit du côté pittoresque et des blagues qu’elles renferment… c’étaient de l’humour noir ! L’attente tenait le café en haleine, et les gens étaient dominés par une terrible angoisse. Certains, se trouvaient contraints à rester chez eux, ou dans les marchés. C’est qu’ils avaient vécu des jours difficiles ; et puis, est arrivé le moment de la séparation et des adieux. Il y a quelques jours, ils avaient fait les adieux à des êtres chers, que des navires ont amené vers d’autres contrées, vers des villes et des régions que des milliers de kilomètres séparent du camp. Ils avaient laissé derrière eux, des points d’interrogation, marqués sur des visages ridés par les tous désastres vécus, depuis le premier, dans leur pays, jusqu’à tous les autres, dans ceux frères.

Un jeune homme s’est assis, devant une maison qui fait mine d’être debout - jadis, elle était pleine de ceux que ses gravats enterrent. Il avait observé les gens alors qu’ils traversaient, dans les deux sens, la route menant au camp. Il était indifférent quant à leur empressement et, au trottinement de certains d’entre eux. Il paraît que les premières salves de roquettes ont commencé à pleuvoir aux alentours du camp, d’où l’inquiétude de ces gens. Les déflagrations ne l’ont pas perturbé, pourtant il n’était pas de ceux qui bravent la mort. Peut-être s’agissait-il de l’indifférence du désespoir ; c’est pourquoi il a continué à fumer sa cigarette tout en fixant du regard un chat aux aguets. La persévérance du chat l’a fasciné : il a attendu pendant une demi heure que la souris sorti. Une demi heure à l’attendre, pour le dévorer en quelques secondes.

Dans une sorte de monologue intérieur Mohamed Ali s’est dit : « nous sommes affamés, et depuis l’encerclement (du camp), nous n’avons goûté à aucune bonne nourriture, qui soit bénéfique au corps. D’ailleurs ce n’est pas étonnant que le chat éprouve à son tour le besoin de vitamines afin d’améliorer sa situation sanitaire si médiocre. C’est qu’il a enduré, comme nous autres, la faim deux mois et demi durant. Lui au moins, il pouvait chasser les souri, alors que nous nous pouvions nous approcher de la mer pour pêcher, ni s’aventurer dans le bois voisin pour chasser quelques volatiles. C’est que des oiseaux métalliques ont colonisé le ciel, transformant sa couleur. Maintenant ce sont eux les chasseurs et nous, les proies… eux les tireurs et nous, les cibles… ils nous attendent pour nous dévorer.

À ce moment là, il vit sur le trottoir d’en face, Zahra, la fille de ses rêves, marchait coquettement… elle jeta un regard furtif en tournant la tête dans sa direction… oh ! Zahra ! comme si ton caprice faisait palpiter le désir. Tu passes avec célérité, telle une rafale… tu es donc vivante…

Elle est son amour inattendu. Il fut éperdument épris d’elle, depuis qu’il la rencontra pour la première fois, lors d’une manifestation de solidarité avec les ex-propriétaires de la terre. C’était une jeune fille, élancée, svelte, sa peau couleur d’orge, son visage un soleil au milieu du ciel, son éclat ressemblait à celui de la lune se positionnant à l’extrémité du globe terrestre… ses cheveux couleur du caroubier, ses dents blanches et bien alignées comme celles d’un peigne… Son image lui vint à l’esprit lors elle scandait : « Ô ! Peuple de la terre occupée… ». Tel un fou, il essaya ce jour-là de se rapprocher d’elle, et de scander après elle le même chant.

Elle n’était pas très loin de lui. Elle lui sourit. Il a faillit sauter de joie lorsqu’il s’aperçut du sourire. Puis il fut convaincu qu’elle l’aimait. Pourquoi pas, alors que sa voix était cassée à force de chanter après elle, pendant la manifestation, pour les gens de la terre, pour elle aussi… elle qui marchait à ses côtés, sur la terre.

Il y avait aussi, Qasim Al-Ghoul... un honnête jeune homme, mais un peu rêche... on dit aussi qu’il est fou. On le reconnaît à sa voix puissante et rauque, par son corps d’athlète, son oeil crevé et par son chapeau qu’il met toujours, et contrairement à tout usage, à l’envers, visière à l’arrière : on le croirait marcher dans le sens inverse. Dans le camp, un simplet disait de lui : « il avance en arrière ! ». Ce jour-là Qasim Al-Ghoul, demanda à Mohamed Ali une cigarette et le briquet, puis se dirigea fidèle à son habitude, vers la cité sportive, ou il passait des heures et des heurs sous le soleil, comptant les oiseaux du ciel, et les oiseaux de la terre. Ainsi nous disait-il. « Aujourd’hui, j’en ai compté cent au ciel et dix sur terre. On regardait alors autour de nous, et on ne voyait point de volatiles… ni morts ni vivants. On dirait que leur espèce s’est définitivement éteinte.

Avec une démarche nonchalante, Zahra revint, portant une robe aux jolies couleurs que le vent ballottait. Ces cheveux paraissaient de loin tel un tapis volant. Lentement, Qasim Al- Ghoul s’avança vers elle, oubliant sa cigarette encore allumée, dans le cendrier. À présent, c’est son cœur tourmenté, et c’est sa Zahra qui le préoccupent. Cet instant où il plana au dessus de son cœur, le fit oublier d’éteindre sa cigarette. Il ne se soucia guère du danger d’un éventuel incendie, alors que des gouttes de carburant s’échappaient d’un camion citerne stationné non loin de la cigarette allumée. C’est qu’il était lui-même, encore plus enflammé que la cigarette ; c’est pourquoi il continua son chemin. Du creux de sa main, il aplatit ses cheveux, il prit soin de passer son doigt humecté de salive sur ses sourcils. Des poils récalcitrants, le faisait régulièrement souffrir : il ressemblait alors aux vieux séniles, membres du bureau politique du Parti Communiste Soviétique.

Zahra, fleur de son cœur, arriva avant lui. En pressant le pas, Il la rejoignit lorsqu’elle fut au niveau de la plus étroite passe du camp. Se tenant de bout, près d’elle, son cœur battait fort, ce qui fit rire Zahra. C’était le rire d’un ange… le sourire d’une déesse. En silence, elle l’observa avec des yeux de gazelle.
- tu rentrais chez toi ? L’interrogea-t-il. Elle hocha la tête… il s’étonna de la voir de si près. « Est-ce bien elle, qui dirigea la manifestation ? Se demanda-t-il, ou bien, a-t-elle un sosie ? »
Il s’approcha d’elle à un point qu’il sentit sur sa main, le doux tissu de sa robe ballottée par le vent. Il lui dit :

- « oh ! Zahra ! M’accepte-tu comme mari ? »

Elle se cacha le visage sans répondre à sa question.

Il réitéra la question. Mais, dès que Zahra ouvrit la bouche pour parler, les bombes commencèrent à tomber sur le camp. Un épais nuage de poussière et de fumée se répandit sur les lieux. Mohamed Ali sentit au niveau de sa poitrine une douleur atroce. Il ne voyait plus Zahra, et n’entendait plus sa voix. Il se demanda : où est-elle passée ? Il fut pris par une peur panique… peur qu’elle soit touchée. Mais, ce sentiment de frayeur se dissipa quand il la vit s’approcher de lui ; elle le soutint, le serra dans ses bras, lui prit la main et caressa ses cheveux ensanglantés. Il distingua le battement rapide de son cœur, avant que la voix de Qasim Al-Ghoul n’interrompe cette symphonie… ce dernier, affolé, arriva en toute vitesse. Il l’arracha des bras de Zahra, dont les vêtements étaient maintenant immaculés de sang. Il le prit dans ses bras et couru vers l’hôpital… tandis que Zahra se figea, ne sachant que faire ; elle avait les larmes plein les yeux. D’une voix d’ange elle commença à chanter : « Ils ont ramené le martyr… ils l’ont ramené… sa mère et son père furent comblés de joie… ».

Qasim Al-Ghoul n’a pas pu atteindre l’hôpital à temps ; son ami le blessé eu juste le temps de demander des nouvelles de Zahra avant de s’éteindre à l’endroit même où il laissa sa cigarette allumée. Qasim Al-Ghoul cessa de courir, posa le martyr à côté du mur où il était assis auparavant, il tira une bouffée de tabac de ce qui restait de la cigarette de Mohamed Ali, puis il retira sa chemise à manches courtes et se mit à crier toute gorge déployée et en tapant des main sa poitrine, tel Tarzan appelant au secours ses amis de la forêt. Mais Qasim n’était pas Tarzan, non plus que les maisons du camp fussent sa forêt. Pour cette raison les secours ne sont pas venus, et il ne restait plus rien à faire que d’enterrer le martyr.



 

زهرة المخيم-  قصة نضال حمد


تغير كل شيء، حتى دجاجات العمة أم ادهم لم تخرج من خلف الأسلاك الشائكة لتبحث في أزقة الحارة عن بقايا طعام. ولا الكلاب بانت في الزواريب وعند حدود الجوع.. وحده الخبز الحافي يبحث عن فرن الحياة. لم تظهر سماء اليوم بتلوينات الأمس.. كأن من يشدها إلى الأعلى هو الذي يمنعها من السقوط على من هم تحتها.. كأنه أرادها اليوم بغير بهجتها المعتادة. وكأن القلق المصيري أصبح هم الناس بعدما تعرت السماء من الغيوم.وبعدما عز الطعام على الإنسان والحيوان.



قلق في المكان الذي لا يعيره احد أي اهتمام.. كآبة واضحة ترتسم على وجوه الناس في حارات البطون الفارغة والعقول الواعدة. الحديث بينهم لا يخلو من الخوف بالرغم من طرافته وأخذه لطابع الهزل حيث غلبت عليه النكات. . كانت نكاتا سوداء، فالترقب يسيطر على المقهى ويسود أوساط الناس قلق بالغ.. اجبر بعضهم على البقاء في البيوت والأسواق. فقد مرت عليهم أيام صعبة، ثم جاء الفراق والوداع. قبل أيام ودعوا أحبة لهم حملتهم السفن إلى بلاد غير بلادهم، والى مدن ومناطق تبعد عن المخيم آلاف الأميال. ثم تركوا خلفهم آلاف علامات السؤال لتتربع فوق تجاعيد الوجوه التي عانت وعاشت النكبات من الأولى في البلاد وحتى أخواتها كافة في بلاد الأشقاء.



جلس الفتى على حجر أمام دارٍ شبه واقفة، كانت بالأمس عامرة بمن دفن تحت أنقاضها.. تأمل الناس وهم يعبرون الطريق من والى المخيم. لم يأبه لاستعجالهم وهرولة بعضهم .. كانوا على ما يبدو قلقين من بدأ تساقط القذائف بشكل متقطع في جوار المخيم. لم ترهبه أصوات الانفجارات، مع أنه ليس من الذين لا يهابون الموت. قد تكون لامبالاة بسبب فقدان الأمل، لذا ظل يمسك بسيجارته وينفث فيها، ممعنا النظر في قطٍ ينتظر فريسته. أعجبته قدرة القط على الصبر، فقد انتظر لنصف ساعة خروج الفأر . انتظره نصف ساعة بالتمام ثم افترسه في ثواني معدودات ..



قال محمد علي متحدثاً بالطبع مع نفسه بصفة الجماعة : كلنا جياع ولم نأكل طعاما جيدا وذو فائدة للجسم منذ بدأ الحصار. ولا غرابة في ان يكون القط أيضا بحاجة لفيتامينات لتحسين وضعه الصحي المزري. فقد جاع مثلنا لأكثر من شهرين ونصف من الزمن. هو يمكنه صيد الفئران أما نحن فلا نجرأ على الاقتراب من البحر لصيد السمك أو الذهاب إلى الحوش القريب لصيد الطيور. فالطيور المعدنية غيرت وبدلت لون السماء ، صارت هي الصياد ونحن الطرائد، هي القناص ونحن الفرائس.. تنتظرنا كي تفترسنا بدورها.



مرت فتاة أحلامه، زهرة تتمختر على الطريق المقابل.. اختلست نظرة، مالت برأسها في اتجاهه.. آه يا زهرة! كأنك الهوى يخفق بالهوى، تمرين بسرعة الريح.. انت أذن حية..

أنها حبه المباغت، عشقها وهام في حبها منذ التقى بها للمرة الأولى في تظاهرة تضامن مع أهل الأرض. شابة نحيفة، ممشوقة القد، بشرتها حنطية،طلعتها كالشمس أقرب إلى السماء، وبريقها كالقمر في أقصى الكرة الأرضية..شعرها خروبي ، وأسنانها بيضاء ، متساوية مثل أسنان المشط. حضرته صورتها وهي تنشد بأعلى صوتها " يا جماهير الأرض المحتلة".. كالمجنون حاول يومها الاقتراب منها، ليردد وراؤها نفس النشيد.

لم تبتعد كثيرا عنه، ابتسمت له، لمح البسمة فكاد يطير من الفرح، اقتنع بعد ذلك أنها تحبه.لما لا وهو الذي بح صوته وهو ينشد في التظاهرة خلفها، لأهل الأرض، ولها وهي تمشي قربه فوق الأرض.


مر أيضا قاسم الغول.. شاب طيب إنما أهوج بما فيه الكفاية.. يقال أيضاً انه مجنون،يعرفونه من صوته الجهوري ، الخشن، وجسمه الرياضي، وعينه المفقوءة،وطاقيته التي يلبسها بالعكس، عكس كل الناس،مقدمتها إلى الخلف ، بحيث يظنه المرء عائدا في تقدمه، أو مثلما قال احد هبلان المخيم " راجع لقدام وماشي" .. طلب الغول سيجارة وولاعة من محمد علي، ثم توجه كعادته إلى المدينة الرياضية حيث كان يقضي ساعاته تحت الشمس. يعد طيور السماء وطيور الأرض، هكذا كان يقول لنا. اليوم أحصيت 100 طائر في الجو وعشرة على الأرض. كنا ننظر على الأرض فلا نجد طيوراً حية ولا أخرى ميتة.كأن الطيور انقرضت.



عادت زهرة تتمايل وتنورتها الملونة تقاوم الريح، أما شعرها الطويل فقد بدا من بعيد كأنه بساط الريح. تقدم نحوها ببطء، لم ينتبه للسيجارة التي كانت في المنفضة، تركها تحترق، انشغل بزهرته وبقلبه المحترق. لم تعيده لحظة الطيران خلف قلبه لإطفاء السيجارة. لم يأبه لمخاطر اشتعال المكان بسبب تسرب بعض البنزين من خزان وقود كان متوقفاً بالقرب من سيجارته المشتعلة. هو نفسه كان اكثر اشتعالاً من السيجارة، لذا تابع وواصل مسيره. في الطريق القصير مسد شعره بكف يده. و مسح بإصبعه المبلل باللعاب حاجبه. إذ أنه يعاني من انتصاب بعض الشعيرات على حاجبه، فيبدو في تلك اللحظة مثل عجزة المكتب السياسي في الحزب الشيوعي السوفيتي.



وصلت زهرة قبله، صارت عند المفرق المؤدي إلى أضيق زاروب في المخيم، لحق بها، أسرع الخطا، وصل قربها، وقلبه آخذ بالخفقان ، خفق بقوة، مما جعلها تضحك عندما سمعت نبضات وخفقان قلبه. ضحكة ملاك، وبسمة آلهة. تطلعت بعيني غزالة، ولم تنبس بكلمة.. سارع بسؤالها: هل تذهبين إلى البيت؟ هزت رأسها علامة الموافقة.. تعجب منها، هل هذه هي زهرة التي قادت التظاهرة أم أنها توأمها.. اقترب منها بشكل كبير، حتى انه أحس بتنورتها المتمايلة بفعل الريح وهي تلامس يده.



قال لها يا زهرة أتقبلين بي عريساً لك ؟

خبأت وجهها بكفها، لم تجبه على سؤاله..

أعاد تكرار السؤال وما أن فتحت زهرة فاهها حتى بدأت القنابل تتساقط على المكان.انتشر الغبار والدخان، فيما أحس محمد علي بألم في صدره. لم ير بعده زهرة ، لم يسمع صوتها. تساءل: ترى اين هي؟.. خاف عليها ، خاف ان تكون أصيبت .. لكن خوفه تبدد حين رآها تقترب منه، تسنده وتضمه إلى صدرها. وتمسك بيده، وتمسد شعره المبلل بالدم. سمع دقات قلبها المتسارعة، قبل أن يقطع تلك السمفونية صوت قاسم الغول.. جاء يركض كالمجنون، انتزعه من أحضان زهرته، التي صبغت ملابسها بالدم. حمله بين يديه وركض به نحو المستشفى.. بينما وقفت زهرة مذهولة تذرف الدموع، وتنشد بصوت ملائكي جابو الشهيد جابوه يا فرحة أمه وأبوه..



لم يتمكن قاسم الغول من الوصول إلى المستشفى في الوقت المناسب، إذ أن صاحبه الجريح، الذي سأل عن زهرة.. لفظ آخر أنفاسه في المكان الذي ترك فيه سيجارته المشتعلة. توقف قاسم عن الركض ، وضع الشهيد بجانب الجدار حيث كان يجلس قبل دقائق، سحب نفساً عميقاً مما تبقى من سيجارة محمد علي.. ثم خلع قميصه الصيفي، وأخذ يصرخ بأعلى صوته، ويدق بكلتا يديه على صدره، كأنه طرزان يطلب النجدة من اصدقائه في الغابة. لكن قاسم لم يكن طرزانا ولا الحوش في المخيم كان غابته.. لذا لم تأت النجدة.. ولم يعد هناك بد من دفن الشهيد.